SELECT a.id,a.id_theme,a.titre,a.texte1,a.image1,a.texte2,a.image2,a.code FROM th_ft_deroulement_des_vo a WHERE a.actif=1 AND code="A140" ORDER BY a.ordre
JOUR 2 : ADDIS–ABEBA – LAC ZIWAY – LANGANO (220 KM)
Arrivée dans la matinée à Addis Abeba. Après le petit déjeuner, nous partons vers le sud jusqu’au lac Langano. Arrêt au lac Ziway sur la route. Les pêcheurs y vendent leurs prises et les enfants découpent les filets de poisson, épiés par de nombreux marabouts attendant les déchets. Arrivée au lac Langano, lieu de villégiature. L’eau douce du lac et les plages de sable invitent à la baignade. Il est possible de se promener autour du lac, de se prélasser au soleil ou encore de se reposer à l’ombre des acacias. Dîner et nuit au Sabana lodge.
JOUR 3 : LANGANO – MARCHE DE CHENCHA – ARBA MINCH (TRIBU DORZE - 340 KM)
Route vers Arba Minch. Nous passons par les lacs Shalla et Abyata. Des familles d’autruches (protégées), de pélicans, de flamants roses et de cormorans peuplent cette réserve naturelle. Nous nous rendons au petit village de Chencha, perdu à 2.700 m d’altitude où a lieu le marché du mardi, lieu de rencontre idéal. Le panorama sur Arba Minch, le lac Abaya et le lac Chamo y est particulièrement magnifique. Les habitants de Chencha appartiennent à la tribu des Dorze. De langue omotique, ils logent dans de magnifiques maisons ogivales, hautes de dix mètres, faites de bambou et de faux bananier. Les Dorzé sont des tisserands et ils produisent les plus fines cotonnades d’Ethiopie. Nous nous installons pour deux nuits au Swaynes hotel ou Paradise Lodge.
JOUR 4 : ARBA MINCH – LAC CHAMO – ARBA MINCH (30 KM)
C’est une journée particulièrement relaxante, l’occasion de se reposer avant de poursuivre notre voyage vers le sud. Dans la matinée, petite croisière en bateau sur le lac Chamo. Observation de nombreux oiseaux. Dans l’après-midi, visite des villages dorze et rencontre avec les populations. Rencontre avec les familles Gamo. Dîner et nuit au Swayness hotel ou Paradise Lodge.
JOUR 5 : ARBA MINCH – MARCHE DE KEY AFER – KONSO - JINKA (TRIBU KONSO ET BENA – 250 KM)
Nous poursuivons vers Konso. Parlant une langue d’origine couchitique, les Konso sont irrémédiablement voués au travail de la terre. Vénérant le dieu Waq, le culte des serpents et des ancêtres, ils estiment que la terre cultivée est sacrée; ils méprisent les bovidés, les peintures corporelles et les chignons. Habitant des collines situées vers 1 800 mètres d’altitude, il s’avère que les pluies érodent les champs pentus qu’ils travaillent. C’est pourquoi, inlassablement, par groupe, en rythme cadencé, ils se transforment en terrassier et bâtissent d’innombrables murets qui forcent l’admiration. Un tel travail de Titans permet 24 cultures différentes ! Jadis, le champ cultivé de chaque Konso était aussi son cimetière et chaque famille édifiait un totem en bois, le waga, sorte de monument funéraire familial. Malheureusement, ces sculptures ont été l’objet de trafic d’antiquités et, désormais, les rares waga sont entreposés en lieu sûr au centre du village. Ce dernier est également l’objet de construction en pierres sèches, ressemblant à une ruche fortifiée composée de multiples alvéoles, les maisons familiales. Artisans renommés, les Konso sont forgerons, potiers ou tisserands. Chaque village abrite des huttes communautaires, lieu de palabres où les adolescents masculins peuvent dormir dès l’âge de douze ans. Aimant faire la fête, les hommes jouent du krar (luth), de la ditta (guitare) et les femmes jouent de la flûte. Les thèmes musicaux sont extrêmement complexes. Les Konsos sont un peu les Dogon de l’Afrique de l’Est. Visite du musée de Konso, récemment inauguré et fruit d’un partenariat entre la France et l’Ethiopie. Voué à conserver et à présenter les Wakas, statues funéraires konso en bois, le musée Konso est une réponse à la saisie en 1996 par les douanes ethiopiennes de 200 wakas destinés au marché noir de l’art. Dans l’après midi, nous assistons au marché de Key afer qui a lieu chaque jeudi et regroupe de nombreuses ethnies dont les Bena et Tsamay. Dîner et nuit en camp.
JOUR 6 : JINKA – PARC NATIONAL DE MAGO – JINKA (TRIBU ARI ET MURSI – 87 KM)
Retrouvant une végétation luxuriante de caféiers, de kat, d’ensete, de manguiers et bananiers, nous pénétrons en territoire Ari. Ari signifie « homme libre vivant ici depuis le début des temps ». Travailleurs acharnés, petits, trapus, ils ont une société très hiérarchisée où la notion de pureté est primordiale et l’accomplissement d’une vie se juge à la beauté de l’hommage mortuaire fait par le village lors du décès de l’un de ses membres. Nous arrivons à Jinka dans la soirée. Située à une altitude de 1500 mètres d’altitude et dominant les parcs nationaux de Mago et de l’Omo, Jinka est une grande ville de province. Nous sommes sur le territoire des fameux Mursi, au sein du Parc National du Mago (2 162 km2), créé en 1974, pour protéger éléphants et girafes. Ces derniers survivent difficilement, harcelés par les tribus, mais il est commun de rencontrer gazelles, grands koudous et buffles. Les Mursi (8 à 10 000 âmes) élèvent du bétail, mais la calamité des mouches tsé-tsé les ont obligé eux aussi à devenir agriculteurs. Ils chassent également sur leur territoire enclavé dans le parc. Parlant une langue nilotique, crâne rasé, oreille percée, thorax et bras scarifiés, l’homme Mursi parcours fièrement, à grands enjambements, la plaine de l’Omo. Les Mursi les plus connus sont les Omo et Maki Mursi car la lèvre inférieure de leurs femmes s’orne du labret mais l’affluence touristique pour les femmes « à plateau » a rendu ces deux tribus hostiles. Nous leur rendons visite mais il faudra s’attendre à un accueil parfois peu chaleureux. Nuit en camp.
JOUR 7 : JINKA – MARCHE DE DIMEKA – TURMI (TRIBU HAMER ET BENNA – 123 KM)
Nous sommes à Dimeka, le jour de son célèbre marché. Festival de couleurs pour ce marché où les Hamer se présentent dans leur plus bel atour. Les femmes viennent y vendre ou troquer légumes, fruits, tabac. Les étrangers peuvent y déambuler sans problème. Le spectacle est surprenant : ayant le culte du corps et de la parure, les hommes portent des colliers de perles éclatantes sur le cuivré de leur peau ; des peintures blanches, jaunes, rouges dessinent d’éphémères « chaussettes » sur leurs jambes fines et les têtes de ceux qui ont tué un animal féroce s’ornent d’une coiffure complexe, sculptée dans de l’argile grise repeinte par endroit d’un gai vermillon et décorée de plumes. Les femmes, ravissantes, portent une « coupe au carré » dont chaque mèche est enduite de beurre et d’ocre ; leur robe laissant une épaule dénudée est rebrodée de perles et de cauris.
Les jeunes filles à marier ornent leur chevelure du kadé, petite plaque de métal qui brille au soleil tandis que les femmes mariées portent des colliers de métal si lourds et si serrés qu’ils sont impossibles à retirer.
Les Hamer forment la tribu la plus nombreuse du Sud éthiopien (50 000 personnes). Agro-pasteurs, ils cultivent sorgho, légumes, millet, tabac et coton; ils récoltent aussi le miel. Mais le sens de leur vie, c’est l’élevage des bovins. Pour magnifier la beauté du cheptel, ils taillent les oreilles des vaches et peuvent dessiner sur leurs flancs au rasoir des motifs géométriques. En langue Hamer (d’origine couchitique), il y a 27 nuances pour décrire le pelage d’un bovin. La cérémonie de l’oukouli, qui est le rite de passage des garçons à l’age adulte, consiste pour le jeune homme à sauter et courir en bondissant sur le dos d’une quinzaine de bovins maintenus serrés flancs à flancs par les conscrits. Le jeune homme, nu, doit parcourir quatre allers-retours. S’il tombe deux fois, il est déshonoré et ne pourra se marier. S’il réussit en tombant qu’une seule fois maximum, il est admis dans la communauté des hommes à marier. De leurs côtés, pour encourager le jeune homme, les femmes de son clan dansent et demandent le fouet, aidées par quelque substance. Elles tancent les hommes qui retiennent leurs coups de badine. Excédés par les suppliques féminines, ils font claquer alors les coups, et les dos se zèbrent de rouge. Pour une femme Hamer, un dos couvert de cicatrices est un signe de cohésion sociale. Dîner et nuit en camp
JOUR 8 : TURMI – OMORATE – TURMI (TRIBU DASSANECH ET KARO – 75 KM)
Excursion à Omorate. Les Dassanech (plus de 25 000 individus) vivent sur les deux rives de l’Omo, lorsqu’il se subdivise en un delta qui alimente le lac Turkana, un territoire aride et battu par les vents, avec des températures moyennes situées autour de 40°C. Mais l’eau du fleuve leur est assurée, ce qui est l’atout maître de ces cultivateurs qui furent jadis des pasteurs. Surveillant la frontière avec le Kenya, sur la seule voie de passage, ils furent affublés d’une vingtaine d’appellation différente de la part des rares visiteurs. Mais ils en tirèrent aussi profit, acceptant les mariages exogènes, avec les femmes Samburu notamment. Les hommes portent des bijoux et les femmes attachent un soin particulier à leurs parures, composées de colliers de perles colorées, de plumes et de multiples bracelets. Le dimi est une cérémonie qui réunit pendant six semaines les hommes d’un clan dont une fille atteint la puberté.
Rencontre avec les Karo en fonction du temps disponible. Les Karo, entre 1000 et 1500 âmes, sont les cousins des Hamer. Ils vivent sur la rive orientale de l’Omo où les crues de cette dernière leur permettent de cultiver sorgho, haricots, bananes et tabac. Ce furent pourtant des pasteurs jusqu’à ce que la peste bovine décime tout leur cheptel. Chaque clan Karo est autonome, il n’y a pas d’autorité centrale. Des réunions, convoquées par les anciens, définissent les tâches accomplies par chaque clan, à tour de rôle. Seules certaines familles ont le monopole des rituels magiques...Les Karo sont maîtres dans le body painting. Pour les grandes occasions, ils peignent leurs cheveux en chignon et leur corps sculptural est maquillé en imitant le plumage d’oiseaux. Retour à Turmi
JOUR 9 : TURMI – YABELLO (TRIBU ERBORE, TSEMAI ET BORANA – 310 KM)
A la hauteur de Yabelo (295 km), nous entrons en territoire Borana. De nombreux Oromos pensent que la tribu des Boranas est la plus pure, la plus intelligente et la plus ancienne. Un patriarche Oromo rapporte le discours suivant : "Les Boranas ont été les premiers. C’est le peuple des premiers jours. Ils sont plus proches de Waq. Nous avons le sentiment que Waq leur donne toutes les bonnes choses et ne nous en accorde que par leur intermédiaire". En fait les Boranas, dont les Gabbras du Nord Kenya font partie du même groupe ethnique, ont conservé un mode de vie ancestral dicté par l’élevage des zébus qui leur apporte tous les éléments de vie nécessaires et les dispense ainsi de labourer et de semer. Aussi ce peuple fier est-il semi-nomade par obligation atavique. Ils vont de pâturage en pâturage nourrir leur bétail et plusieurs fois par an installent des campements très organisés puisque chacune des maisons est construite en torchis. Installation au motel de Yabelo.
JOUR 10 : YABELLO – YIRGALEM (TRIBU GUJI, ARUSI ET BORENA - 280 KM)
A travers des plantations de café et de belles campagnes, nous nous rendons au lodge de Yirgalem. Situé dans un cadre paradisiaque au cœur de la forêt, nous apprécierons la tranquilité du lieu et son authenticité. Installés dans des petits bungalows de charme, nous pouvons nous promener dans les alentours, visiter les plantations de café, de bananiers et les jolis villages de la région Sidamo. La nature environnante héberge de nombreux oiseaux. Dîner et nuit au lodge d’Aregash ou à Awassa.
JOUR 11 : YIRGALEM – DINSHO (190 KM)
Nous empruntons une très belle route jusqu’à Dodola, nous croisons des femmes et des hommes, membres de la grande ethnie Oromo. Celle-ci est disséminée sur tout le territoire éthiopien et compose 40% de la population totale ; plus précisément, ils sont Bale Oromo. Chez ce peuple, le cheval est le symbole d’un certain statut social comme en témoignent d’une autre façon les gravures à thème équestre figurant sur la pierre de nombreux tombeaux, dont certains très anciens, des environs.
Les zones de culture extensive laissent la place à de vastes prairies où paissent les troupeaux. Ça et là, aux environs de petits hameaux de « toukouls » (les cases locales), quelques paysans labourent à l’araire, rentrent la moisson, battent le grain. Des sommets de plus de 4.000 mètres pointent leur silhouette de part et d’autre de la piste. Nous franchissons, jailli des montagnes, le Wabi Shebele, puis au village de Dodola (280 km), nous obliquons vers l’est quittant du même coups la province de l’Arsi pour celle du Balé.
La route devient superbe, bordée d’eucalyptus, de « kosos » (arbres dont les fleurs ont des vertus vermifuges) et de genévriers. Nous passons un col à 3.600 mètres d’altitude dans un paysage grandiose de necks basaltiques avant de pénétrer dans le Parc National du Balé (2.900 m). Là, préservées tant bien que mal par des gardes forestiers des atteintes des chasseurs et des paysans, s’épanouissent une flore et une faune uniques, aux nombreuses espèces endémiques.
Dans la forêt qui jouxte le refuge, le Nyala des montagnes (Tragelaphus Buxtoni), large antilope ressemblant au grand koudou, prolifère. A pied et en compagnie d’un « ranger », la fin de l’après-midi est consacrée à l’observation de ces animaux splendides ainsi que des Menelik Bushbuck (Tragelaphus Meneliki), antilopes aussi mais plus fines et à la robe sombre. De nombreuses familles de phacochères occupent les clairières. Nous pouvons aussi apercevoir nombre d’oiseaux en bordure de ruisseaux ou d’étangs. Dîner et nuit au refuge Wabi Shebele.
JOUR 12 : DINSHO - PARC NATIONAL DU BALE - MONT BATU – DINSHO (GOBA – DINSHO – BALE)
Au long de cette journée, nous parcourons près de 250 kilomètres (aller/retour) en ménageant de nombreuses haltes et promenades à pied, à la découverte du Parc National du Balé.
Nous entamons une montée qui nous mène à 4.000 mètres d’altitude jusqu’au plateau de Sanetti. En prenant de l’altitude, la végétation devient hors du commun. Aux forêts de genévriers, de cèdres et de cyprès succèdent les hagénias, les lobélies géantes, une multitude de bruyères et de lichens d’espèces différentes et surtout ces immortelles argentées que sont les « helichrysum » et qui recouvrent le sommet des montagnes à tel point qu’on les croirait tapissés de neige. Sur le plateau, nos véhicules avancent d’un pas, à l’affût de renards du Simien (une sorte de loup au pelage roux devenu rarissime puisqu’on estime à moins de 200 la population totale de cette espèce) ou des spécimens intéressants de l’avifaune locale.
Au long de cette journée, nous parcourons près de 200 kilomètres (aller/retour) en ménageant de nombreuses haltes et promenades à pied, à la découverte du Parc National du Balé.
Laissant à notre droite la station du Mont Batu (3ème sommet de l’Ethiopie avec ses 4.307m), nous ne tardons pas à atteindre le bord de l’escarpement que nous descendons, pour nous retrouver dans le cadre féerique d’une forêt tropicale aux arbres recouverts de véritables barbes de lichens. Dîner et nuit au refuge Wabi Shebele.
JOUR 13 : DINSHO – ASSELA – ADDIS ABEBA (300 KM)
Nous reprenons la route en direction de la capitale. Nous traversons l’Awash (134 km) aux rives plantées de vignes, de canne à sucre et d’arbres fruitiers pour entrer de plain-pied dans une région d’exploitation collective et d’agriculture mécanisée, véritable grenier à céréales (blé, orge, tef) de l’Ethiopie. Nous poursuivons notre route vers la capitale. Dîner et nuit à l'hôtel Jupiter ou similaire.
JOUR 14 : ADDIS-ABEBA (100 KM) - PARIS
Nous découvrons les grandes avenues de la ville, de la Place de la Croix à Masqal Square par le boulevard Winston Churchill et de la gare (construite par les Français) à l'Université. Nous visitons le musée national (à vocation plutôt archéologique). Temps libre pour d'éventuels achats. Des chambres sont à notre disposition à l’hôtel pour se doucher avant le transfert à l’aéroport. Dîner traditionnel en ville. Dans la soirée, transfert à l’aéroport et vol de nuit pour Paris.
JOUR 15 : PARIS
Arrivée à Paris dans la matinée
EXTENSION DE DEUX JOURS AU DEPART DE ADDIS ABEBA : AMBO ET LE LAC CRATERE DU MONT WENCHI /NOUS CONSULTER
Située à 110 km de la capitale, la ville de Ambo est apprécié pour ses sources thermales. A une petite heure de là, une piste rejoint les versants du volcan Wenchi jusqu’au bord du cratère. On découvre un des panoramas les plus saisissants d’Ethiopie : un large cratère émaillé d’une multitude de caldeiras. Il est possible d’y faire une belle balade en barque ou à pied.
• Les trois marchés les plus importants de l’Omo à Key Afar, Dimeka et Chencha où se rassemblent les différentes ethnies
• Les paysages grandioses des sommets du Bale
• La variété des ethnies rencontrées : Boranas, Konsos, Hamars, Mursi, Dassanech...
• La région des lacs du Rift et la balade en bateau sur le lac Chamo
• Une sélection de lodges de charme
• Des camps confortables pré-montés et un véhicule d’assistance