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Voyages Ethiopie
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Grande Ethiopie Tous nos voyages en Ethiopie
ETHIOPIE - C132
 
Déroulement du voyage
 
JOUR 1 : PARIS - ADDIS-ABEBA
 
Vol Paris/Addis-Abeba (nuit en vol)
 
 
JOUR 2 : ADDIS ABEBA
 
Arrivée dans la matinée à l’aéroport. Après les formalités, nous partons nous installer à l’hôtel Ghion. La journée est consacrée à la visite de la capitale éthiopienne afin de nous reposer un peu avant de commencer notre périple. Nous découvrons les grandes avenues de la ville, de la Place de la Croix à Ménélik Square par le boulevard Winston Churchill et, de la gare (construite par les Français) à l’Université. Nous visiterons le musée national (à vocation plutôt archéologique) et pour ceux qui le souhaitent, le musée de l’Université (plutôt ethnologique et religieux). Dîner et nuit à l’hôtel Ghion ou Jupiter.
 
 
JOUR 3 : ADDIS – BAHAR DAR (VOL INTERIEUR) – LAC TANA - BAHAR DAR
 
Nous prenons le vol tôt le matin à destination de Bahar Dar, quatrième ville d’Ethiopie. Au sortir de l’aéroport, nous allons directement visiter les chutes du Nil bleu à Tississat (35 kms). Dans un paysage verdoyant et bucolique, nous prendrons un petit bateau, puis après une petite marche, nous serons à la base des chutes, lieu visité et étudié jadis par les missionnaires et explorateurs tels, Paiz, Christophe de Gama, James Bruce. Nous poursuivons avec une courte visite de la récente ville de Bahar Dar (construite par l’empereur Haïlé Sélassié dans les années 1950), ses belles allées bordées d’arbres, et les rivages du lac Tana. Enfin, nous prendrons notre bateau sur le lac Tana (immense réservoir de 3600 km², à 1850 mètres d’altitude), qui nous acheminera, à Zegié (visite de plusieurs églises du XVIème siècle, Kébré Maryam et Kidane Méret). Dîner et nuit au lodge Abay Minch
 

 
JOUR 4 : BAHAR DAR – GORGORA - GONDAR (120 KM)
 
A Gorgora, nous visitons l’église Debré Sina Maryam qui se trouve en bordure du lac Tana. C’est une jolie église ronde du XVIIème siècle qui contient de très belles peintures.
Nous prendrons une bonne piste, puis la route pour atteindre en 2h la belle ville de Gondar, verdoyante et dynamique. A Gondar, nos véhicules nous amènent sur la colline où se trouve l’église de Debre Bihran Selassié. Flanquée d’une colonnade de forme rectangulaire et couverte de chaume, elle abrite sans doute l’ensemble de peintures le plus achevé de la période dite « gondarienne » (dont nous aurons vu d’autres exemples dans les églises du lac Tana). Une paroi de la nef relate les épisodes de la vie du Christ en une véritable marqueterie de scènes riches en couleurs et hautement expressives, tandis que l’autre paroi est consacrée aux actes des saints locaux (moines ascètes, princes cavaliers défenseurs de la foi chrétienne). A l’entrée du sanctuaire (« maqdas » où seuls les prêtres sont admis) trône la Sainte Trinité à laquelle l’église est consacrée. Surtout, sur les poutres et les caissons du plafond de bois, une centaine de têtes d’angelots ailés, tous d’expression différente semble nous observer ... Nous visitons les principaux monuments de ce qui fut la capitale du pays aux 17ème et 18ème siècles : les châteaux des rois Fasilidas, Yohannès, Yasu, David et Backafa, d’inspiration portugaise et curieusement bâtis les uns à côté des autres dans une enceinte ombragée ; les Bains de Fasilidas, cernés d’arbres géants, endroit romantique débordant de couleurs et de chants lors des fêtes de l’Epiphanie ; l’élégant domaine de la Reine Mentwab sur la colline de Cusquam, joliment éclairé au soleil couchant. Il sera temps alors de regagner notre hôtel pour y dîner et passer la nuit. Nous nous installons à l’hôtel Goha ou  Taye Belay.
 
 
JOUR 5 : GONDAR - SIMIEN (130 KM)
 
Nous quittons la cité impériale de Gondar le matin, en faisant un arrêt dans un des anciens villages des juifs Falasha (« Bêta Israël », la plupart de cette importante communauté est partie en Israël dans les années 1980-90), puis nous traversons les pittoresques paysages de plateaux (immenses troupeaux menés par des enfants dans des pâturages bordés d’eucalyptus). Après un arrêt technique à Débark (formalités, guide et garde pour aller dans le parc naturel du Semien), et promenade au marché de Débark (miel réputé), nous poursuivons notre piste pour atteindre le Simien Lodge.
Après les formalités, nous partons au cœur du magnifique Simien à 3 000 mètres d’altitude, point de départ de notre petite randonnée dans le parc (2h30 de marche), où nous rencontrerons d’importantes populations de singes Gélada, aux attitudes pacifistes passionnantes. Dîner et nuit au "Simien Lodge".
 
 
JOUR 6 : PARC DU SIMIEN
 
Le Simien, vaste plateau situé à 3300m d’altitude, se trouve au nord du pays amhara (d’où son nom de « simien » qui signifie « nord » en amharique). Créé en 1969 pour assurer la sauvegarde de certains mammifères (le bouquetin walia, le chacal du Simien et le babouin gelada) le parc national du massif du Simien est inscrit par l’UNESCO au patrimoine mondial. Il couvre un territoire de 179km² et accueille une très grande variété d’oiseaux notamment le vautour barbu, l’ibis caronculé et le corbeau corbivau.
Au départ du lodge de Sankaber, transferts en véhicules vers les points de départ de belles balades. Nous vous proposons deux courtes marches (4h maximum) vers des promontoires permettant d’avoir une vue sur l’ensemble du Simien. Nous pourrons observer la riche faune qui s’épanouie dans ces paysages montagneux. Nous traversons l’un des plus beaux endroits de l’Ethiopie. Dîner et nuit au « Simien Lodge ».
 
 
JOUR 7 : SIMIEN – AXUM ( 280 KM)
 
Nous quittons le matin le plateau du Simien, pour retrouver à Débark, la route nationale qui nous mènera au Tigray. Taillée dans les parois du mont Limalimo, la route offre un panorama splendide sur l’amphithéâtre du Simien et du Tsellemti. Nous traversons l’un des plus beaux endroits de l’Ethiopie. Nous passons le village de Dib Bahir, situé au pied du haut plateau de Debark (3 360 mètres), puis nous sortons du pays Amhara et pénétrons dans le Tigray. Derrière nous, la silhouette du Ras Dejan disparaît progressivement. Nous passons les villages de Addi Arkay (pays du bambou) et Aida. Entre le majestueux massif du Tsellemti et les aiguilles rocheuses du massif d’Awasa, une route en lacet nous mène au pont situé sur le fleuve Tekezé, à 800 mètres d’altitude, reconstruit en 1993 (région de plantes endémiques passionnantes, dont les boswellia abyssinica, encensiers, et andansonia digitata, baobabs,…).Nous quittons la vallée de la Tekezé pour atteindre le village de Indabaguna à 1 830 mètres d’altitude. Nous traversons successivement le bourg de Shiré, théâtre de violents combats lors de la bataille de 1936 qui opposa les troupes italiennes aux forces éthiopiennes, le col Af Gaga, puis les vestiges peu évocateurs du palais dit « de la Reine de Saba » marquant l’entrée du village d’Axum. Plusieurs arrêts sont prévus (dont à 8 kms d’Axoum petite excursion à la lionne de Gobedra située sur les carrières de construction, et d’extraction des stèles axoumites) lors de cette journée pour apprécier les paysages et les villages. Arrivée à Axum en fin de journée. Dîner et nuit à l’hôtel Yeha ou Consolar.
 
 
JOUR 8 : AXUM
 
Journée consacrée à la visite d’Axum. La légendaire cité d’Axum, ancienne capitale du royaume axoumite est le berceau d’une des plus importantes civilisations de l’histoire éthiopienne. Dès le 2ème siècle après J.-C.,  Ptolémée dans sa « géographie » cite Axum. L’église Notre Dame de Sion, le nouveau musée archéologique, les stèles érigées en face de l’église (dont la nouvelle stèle – rendue par les Italiens en 2005 - érigée en septembre 2008), les « bains de la reine de Saba », les tombeaux et le palais de Dongour sont parmi les vestiges cette civilisation.
Aujourd’hui paisible bourgade, située à 2 130 mètres d’altitude, elle décevra peut-être le voyageur qui voudrait y retrouver la splendeur du passé. Du palais de la reine de Saba (ou Dongour), il reste quelques escaliers et les fondations d’un édifice dont on ignore encore beaucoup. Le monument de Kaleb nous surprendra par l’extraordinaire agencement de ses blocs de pierre. Sans doute l’historien et l’archéologue confirmés trouveront-ils à Axum un intérêt majeur et indiscutable. Pour le néophyte, ce sera avant tout une agréable étape dont la légende et l’importance dans l’histoire de l’Ethiopie contribueront au charme du voyage. Dîner et nuit à l’hôtel Yeha ou Consolar.
 
 
JOURS 9 ET 10 : AXUM - TIGRAY - MEKELE
 
Route vers la capitale de la région du Tigray.
Après nous être arrêtés sur le site de Yeha dont les ruines du temple sont le témoignage le plus important de l’époque pré-axoumite, notre itinéraire nous mène à la rencontre de gens, à la découverte des églises et du monde fascinant du Tigray, berceau historique des civilisations pré-axoumites et axoumites, foyer originel de la chrétienté éthiopienne.
Le paysage aride du Nord - canyons, massifs tabulaires de grès rouge, cathédrales de roches, univers minéral stratifié relevé du vert des palmiers doum, genévriers, sycomores, agaves et oliviers ; tout un univers qui confère à ces lieux le charme des grands espaces désertiques - laisse progressivement place aux plateaux plus ou moins verdoyants selon la saison, conformes à ce que nous avons vu lors de notre départ d’Addis-Abeba.
La route nous fera traverser les petites villes d’Adigrat (évêché catholique). Nous visiterons l’église d’Abraha et Atsebeha. Puis nous nous arrêterons dans la ville de Wikro pour visiter son église (St. Cryacusse de Wikro) avant d’arriver à notre destination, la ville de Mekélé, (chef-lieu de la province du Tigray). Le dernier jour, une partie de la journée sera dédiée à la visite du Palais du roi de XIXéme siècle, l’Empereur Yohannis IV.
Dîner et nuit au « Gheralta Lodge », lodge de charme magnifiquement situé au cœur du Tigray. A Mekele, nuit au « Axum Hotel » ou équivalent.
 
 
JOUR 11 : MEKELE - LALIBELA (200 KM SUR ROUTE ET PISTE)
 
Nous empruntons une longue mais belle route en direction de Lalibela. Construite par des italiens, elle offre des panoramas somptueux. A travers cols, plaines, plateaux et massifs montagneux, nous traversons de nombreux petits villages où nous ferons quelques arrêts en fonction du trajet (May Chew, Kobbo…). Peut-être, entreprendrons nous aussi, une petite excursion à pied (1h00) au sommet de l’Amba Alage en fonction de l’état de la piste. Dîner et nuit à l’hôtel Roha ou Mountain View
 
 
JOUR 12 : LALIBELA
 
Nous passons la journée à Lalibela. Ce bourg de 12 000 habitants se dresse à 2 630 mètres d’altitude, à flanc de coteau. Capitale religieuse « naturelle » de tous les chrétiens d’Ethiopie, c’est ainsi un peu le berceau et le fleuron des Amharas, ethnie culturellement dominante dans le pays. Dans les rues du village, nombreux sont les enfants à nous apostropher en anglais et, au sein de la jeunesse locale, une sorte de corporation des guides a vu le jour. A tour de rôle, chaque élu, admis par cooptation, a l’honneur de faire profiter les visiteurs, de sa connaissance du terrain (qui va bien au-delà de l’histoire du site tant la légende s’en mêle...). Le même système existe, à un moindre échelon, parmi les gardiens de chaussures (on est tenu de se déchausser avant de pénétrer dans les églises), les porteurs, les simples curieux : tout un petit monde sympathique et pittoresque, quoique à la longue un peu collant, qui nous sera une escorte empressée tout au long de cette journée de visite. Il serait fastidieux d’énumérer les splendeurs des onze églises. Ici, passé le choc de la découverte du site, ses édifices excavés dans le tuf volcanique, reliés entre eux par des passerelles, des corridors, des souterrains, les mots, ceux des livres et des guides sont presque de trop. Béte Medhané Alem (église du Sauveur du monde), Béte Guebriel (église de Gabriel), Béte Maryam (chapelle de la Vierge) Béte Amanul (l’église d’Emmanuel) …, laissez vos yeux s’ouvrir, la pierre parler ; c’est l’émotion qui vous gagnera en découvrant en leur intérieur un diacre arborant sa croix d’argent ou de laiton à l’entrée du « maqda » - lieu inaccessible renfermant les Tables de la loi (« Tabots ») - ou en découvrant en l’église de Marie les peintures relatant la fuite en Egypte, éclairées par une vive lumière perçant les fenêtres en forme de croix grecques, latines ou svastikas. Au terme de cette journée, on se surprendra à s’asseoir sur une marche à l’ombre d’une paroi, face à un homme drapé de son « chamma » de coton écru, paisiblement appuyé sur son bâton de prière. Alors le temps s’arrêtera et l’on se sentira étrangement bien. Dîner et nuit à l’hôtel Roha ou Mountain View .
 
 
JOUR 13 : LALIBELA - GANNATA MARYAM - LASTA – YIMREHANE CHRISTOS -LALIBELA
 
Nous quittons Lalibela pour aller admirer les superbes églises de la région. Nous faisons halte à l’église de Gannata Maryam ("le Jardin de Marie"), superbement enchâssée dans un écrin de roche et, d’entre toutes, la plus richement décorée (croix sculptées en bas-relief sur le toit, peintures murales intérieures). Nous visitons aussi le monastère de Naakuto Le’Ab, construit à l’intérieur d’une grande caverne. L’église possède des trésors parmi les mieux préservés (anciennes croix, manuscrits). Les nonnes et les moines vivent dans des paillotes et des cellules en pierre autour de la grotte. Nous rejoignons ensuite Lalibela avant de repartir à la découverte de l’un des fleurons de l’architecture chrétienne éthiopienne : Yimrehane Christos. Dîner et nuit à l’hôtel Roha ou Mountain View.
 
 
JOUR 14 : LALIBELA - ADDIS–ABEBA (vol intérieur) – DEBRE ZEIT – LANGANO (200 KM)
 
Vol intérieur Lalibella-Addis Abeba. Les véhicules nous attendent à l’aéroport pour nous conduire directement vers le sud jusqu’au lac Langano.
Arrêt au lac Ziway sur la route. Les pêcheurs y vendent leurs prises et les enfants découpent les filets de poisson, épiés par de nombreux marabouts attendant les déchets. Arrivée au lac Langano, lieu de villégiature. L’eau douce du lac et les plages de sable invitent à la baignade. Il est possible de se promener autour du lac, de se prélasser au soleil ou encore de se reposer à l’ombre des acacias. Dîner et nuit au Sabana lodge.
 
 
JOUR 15 : LANGANO – CHENCHA – ARBA MINCH (TRIBU DORZE – 300 KM)
 
Route vers Arba Minch. Nous nous rendons au petit village de Chencha, perdu à 2.700 m d’altitude. Le panorama sur Arba Minch, le lac Abaya et le lac Chamo y est particulièrement magnifique. Les habitants de Chencha appartiennent à la tribu des Dorze. De langue omotique, ils logent dans de magnifiques maisons ogivales, hautes de dix mètres, faites de bambou et de faux bananier. Les Dorzé sont des tisserands et ils produisent les plus fines cotonnades d’Ethiopie. Nous nous installons au Paradise Lodge ou Swayness hotel.
 

 
JOUR 16 : ARBA MINCH – LAC CHAMO – TURMI
 
Dans la matinée, petite croisière en bateau sur le lac Chamo. Visite du marché aux crocodiles et observation de nombreux oiseaux. Dans l’après-midi, route vers Turmi.  Dîner et nuit en camp.
 
 
JOUR 17 : TURMI – MARCHE DE DIMEKA – TURMI (TRIBU HAMMER – 45 KM)
 
Nous sommes à Dimeka, le jour de son célèbre marché. Festival de couleurs pour ce marché où les Hamer se présentent dans leur plus bel atour. Les femmes viennent y vendre ou troquer légumes, fruits, tabac. Les étrangers peuvent y déambuler sans problème. Le spectacle est surprenant : ayant le culte du corps et de la parure, les hommes portent des colliers de perles éclatantes sur le cuivré de leur peau ; des peintures blanches, jaunes, rouges dessinent d’éphémères « chaussettes » sur leurs jambes fines et les têtes de ceux qui ont tué un animal féroce s’ornent d’une coiffure complexe, sculptée dans de l’argile grise repeinte par endroit d’un gai vermillon et décorée de plumes. Les femmes, ravissantes, portent une « coupe au carré » dont chaque mèche est enduite de beurre et d’ocre ; leur robe laissant une épaule dénudée est rebrodée de perles et de cauris.
Les jeunes filles à marier ornent leur chevelure du kadé, petite plaque de métal qui brille au soleil tandis que les femmes mariées portent des colliers de métal si lourds et si serrés qu’ils sont impossibles à retirer.
Les Hamer forment la tribu la plus nombreuse du Sud éthiopien (50 000 personnes). Agro-pasteurs, ils cultivent sorgho, légumes, millet, tabac et coton; ils récoltent aussi le miel. Mais le sens de leur vie, c’est l’élevage des bovins. Pour magnifier la beauté du cheptel, ils taillent les oreilles des vaches et peuvent dessiner sur leurs flancs au rasoir des motifs géométriques. En langue Hamer (d’origine couchitique), il y a 27 nuances pour décrire le pelage d’un bovin.  La cérémonie de l’oukouli, qui est le rite de passage des garçons à l’age adulte, consiste pour le jeune homme à sauter et courir en bondissant sur le dos d’une quinzaine de bovins maintenus serrés flancs à flancs par les conscrits. Le jeune homme, nu, doit parcourir quatre allers-retours. S’il tombe deux fois, il est déshonoré et ne pourra se marier. S’il réussit en tombant qu’une seule fois maximum, il est admis dans la communauté des hommes à marier. De leurs côtés, pour encourager le jeune homme, les femmes de son clan dansent et demandent le fouet, aidées par quelque substance. Elles tancent les hommes qui retiennent leurs coups de badine. Excédés par les suppliques féminines, ils font claquer alors les coups, et les dos se zèbrent de rouge. Pour une femme Hamer, un dos couvert de cicatrices est un signe de cohésion sociale. Dîner et nuit en camp
 
 
JOUR 18 : TURMI – KONSO - JINKA (TRIBU KONSO, TSAMAY, ARI ET BENA)
 
Nous poursuivons vers Konso. Parlant une langue d’origine couchitique, les Konso sont irrémédiablement voués au travail de la terre. Vénérant le dieu Waq, le culte des serpents et des ancêtres, ils estiment que la terre cultivée est sacrée;  ils méprisent les bovidés, les peintures corporelles et les chignons. Habitant des collines situées vers 1 800 mètres d’altitude, il s’avère que les pluies érodent les champs pentus qu’ils travaillent. C’est pourquoi, inlassablement, par groupe, en rythme cadencé,  ils se transforment en terrassier et bâtissent d’innombrables murets qui forcent l’admiration. Un tel travail de Titans permet 24 cultures différentes ! Jadis, le champ cultivé de chaque Konso était aussi son cimetière et chaque famille édifiait un totem en bois, le waga, sorte de monument funéraire familial. Malheureusement, ces sculptures ont été l’objet de trafic d’antiquités et, désormais, les rares waga sont entreposés en lieu sûr au centre du village. Ce dernier est également l’objet de construction en pierres sèches, ressemblant à une ruche fortifiée composée de multiples alvéoles, les maisons familiales. Artisans renommés, les Konso sont forgerons, potiers ou tisserands. Chaque village abrite des huttes communautaires, lieu de palabres où les adolescents masculins peuvent dormir dès l’âge de douze ans. Aimant faire la fête, les hommes jouent du krar (luth), de la ditta (guitare) et les femmes jouent de la flûte. Les thèmes musicaux sont extrêmement complexes. Les Konsos sont un peu les Dogon de l’Afrique de l’Est. 

Nous arrivons à Jinka dans la soirée. Située à une altitude de 1500 mètres et dominant les parcs nationaux de Mago et de l’Omo, Jinka est une grande ville de province. Dîner et nuit en camp aménagé
 

 
JOUR 19 : JINKA – PARC NATIONAL DE MAGO – JINKA (TRIBU MURSI – 250 KM)
 
Nous sommes sur le territoire des fameux Mursi, au sein du Parc National du Mago (2 162 km2), créé en 1974, pour protéger éléphants et girafes. Ces derniers survivent difficilement, harcelés par les tribus, mais il est commun de rencontrer gazelles, grands koudous et buffles. Les Mursi (8 à 10 000 âmes) élèvent du bétail, mais la calamité des mouches tsé-tsé les ont obligé eux aussi à devenir agriculteurs. Ils chassent également sur leur territoire enclavé dans le parc. Parlant une langue nilotique, crâne rasé, oreille percée, thorax et bras scarifiés, l’homme Mursi parcours fièrement, à grands enjambements, la plaine de l’Omo. Les Mursi les plus connus sont les Omo et Maki Mursi car la lèvre inférieure de leurs femmes s’orne du labret mais l’affluence touristique pour les femmes « à plateau » a rendu ces deux tribus hostiles. Nous leur rendons visite mais il faudra s’attendre à un accueil parfois peu chaleureux. Dîner et nuit en camp
 
 
JOUR 20 : JINKA – YABELLO (TRIBU BORANA – 330 KM)
 
A la hauteur de Yabelo, nous entrons en territoire Borana.
De nombreux Oromos pensent que la tribu des Boranas est la plus pure, la plus intelligente et la plus ancienne. Un patriarche Oromo rapporte le discours suivant : "Les Boranas ont été les premiers. C’est le peuple des premiers jours. Ils sont plus proches de Waq. Nous avons le sentiment que Waq leur donne toutes les bonnes choses et ne nous en accorde que par leur intermédiaire". En fait les Boranas, dont les Gabbras du Nord Kenya font partie du même groupe ethnique, ont conservé un mode de vie ancestral dicté par l’élevage des zébus qui leur apporte tous les éléments de vie nécessaires et les dispense ainsi de labourer et de semer. Aussi ce peuple fier est-il semi-nomade par obligation atavique. Ils vont de pâturage en pâturage nourrir leur bétail et plusieurs fois par an installent des campements très organisés puisque chacune des maisons est construite en torchis. Installation au motel de Yabelo.
 
 
JOUR 21 : YABELLO – YIRGALEM (200 KM)
 
A travers des plantations de café et de belles campagnes , nous nous rendons au lodge de Yirgalem. Situé dans un cadre paradisiaque au cœur de la forêt, nous apprécierons la tranquilité du lieu et son authenticité. Installés dans des petits bungalow de charme, nous pouvons nous promener dans les alentours, visiter les plantations de café, de bananiers et les jolis villages de la région Sidamo. La nature environnante héberge de nombreux oiseaux. Dîner et nuit au lodge d’Aregash.
 
 
JOUR 22 : YIRGALEM - ADDIS ABEBA (315 KM)
 
Nous sommes de retour vers la capitale. Arrêt aux lacs Shalla et Abyata. Des familles d’autruches (protégées), de pélicans, de flamants roses et de cormorans peuplent cette réserve naturelle. Arrivée à Addis et temps libre pour d’éventuel achats.  Des chambres sont à notre disposition à l’hôtel pour nous doucher avant le transfert à l’aéroport. Dîner traditionnel en ville. Dans la soirée, vol de nuit pour Paris.
 
 
JOUR 23 : PARIS
 
Arrivée en début de matinée à Paris.
 
 
 
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